Prévention

Il existe 3 niveaux de prévention:

  • stade 1 : prévention primaire, il s’agit de la mise en place d’actions d’information du tout public et plus spécifiquement des parents et des professionnels de l’enfance. Les contenus informatifs concernent le développement normal du langage, les troubles du langage ainsi que des actions de formation et d’information auprès des professionnels s’occupant d’enfants.
  • stade 2 : prévention secondaire et donc réalisation du dépistage précoce des troubles et ce sur les différents lieux où l’on rencontre des enfants.
  • stade 3 : prévention tertiaire avec la réalisation « d’actions thérapeutiques en coordination avec tous les intervenants ».

Plus concrètement:

Pour la prévention primaire :
‐ public cible privilégié dans un 1er temps : parents, professionnels de santé (médecin PMI, médecins du service de promotion de la santé en faveur des élèves, médecins généralistes, pédiatres, etc. ainsi que les professionnels de la petite enfance (assistantes maternelles, institutrices, éducatrices, puéricultrice, etc.),
‐ création de documents/brochures informatifs permettant de sensibiliser le public cible sur « l’importance du développement du langage chez le tout petit enfant » et donc l’importance de « favoriser ce développement et les capacités de langage et de communication »,
Pour la prévention secondaire :
‐ les études longitudinales  réalisées depuis les années 1980 montrent que si l’enfant ne maîtrise pas son langage oral lors de son entrée en CP (correspond aux classes primaires en Belgique), il sera d’office en échec pour l’apprentissage de la lecture et généralement aussi pour l’écriture. Si aucune prise en charge n’est réalisée à ce moment, l’enfant court le risque non négligeable de se retrouver exclu de système scolaire normal.
Quant à la prévention tertiaire, elle nécessite la prise en charge de l’enfant en vue d’une rééducation des troubles du langage et de la parole en individuel ou en groupe.

Dépistage et diagnostic

Le dépistage établit et confirme l’existence de troubles persistants du langage. Le dépistage fait intervenir différentes compétences qui sont variables suivant les situations : du psychologue scolaire en collaboration avec le médecin scolaire à l’orthophoniste, le psychologue clinicien ou au médecin pédiatre ou généraliste .

Il s’agit d’une procédure précédent l’expertise diagnostique. La nécessité d’un diagnostic précis de la nature des troubles souvent complexes dans le domaine du langage compte tenu de la fréquence des déficits associés, doit faire appel à plusieurs compétences. Les différents professionnels concernés (orthophoniste, psychomotricien, psychologue, éducateur spécialisé, neuropédiatre, pédiatre) doivent se coordonner.

Brochure  » Les troubles de l’évolution du langage chez l’enfant », éditée par la Société Française de Pédiatrie avec le soutien de la Direction Générale de la Santé

Recommandations sur les outils de Repérage, Dépistage et Diagnostic pour les Enfants atteints d’une Trouble Spécifique du Langage (Pr L. Vallée et Pr G.Dellatolas)